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Puces et tiques : faut-il protéger son chien ou son chat toute l’année ?

Puces et tiques ne disparaissent pas toujours avec le froid. Découvrez quand protéger votre chien ou votre chat selon la saison, son mode de vie et son environnement, et comment choisir un antiparasitaire adapté.

Par l'équipe de professionnels de santé Museau & Moustaches
17 juil. 2026 4 min de lecture
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Puces et tiques : faut-il protéger son chien ou son chat toute l’année ?

Au printemps et en été, nous pensons facilement aux puces et aux tiques. Mais faut-il arrêter toute protection lorsque les températures baissent ?

En réalité, le risque dépend moins du calendrier que du mode de vie de l’animal, de son environnement et de la région dans laquelle il vit. Un chat d’appartement, un chien qui se promène en forêt et un animal vivant dans le sud de la France ne sont pas exposés de la même manière.

La bonne protection antiparasitaire est celle qui correspond à l’animal, à son poids et à son mode de vie.

Les puces peuvent rester présentes dans la maison

Les puces adultes vivent principalement sur le chien ou le chat. En revanche, leurs œufs et leurs larves se développent dans l’environnement : panier, tapis, canapé, fissures du parquet ou voiture.

Les logements chauffés peuvent leur offrir des conditions favorables même en automne ou en hiver. Une infestation peut donc apparaître toute l’année, surtout lorsqu’un animal sort régulièrement ou lorsque plusieurs animaux vivent ensemble.

Le premier signe est souvent le grattage, mais certaines infestations restent discrètes. Chez les animaux sensibles, quelques piqûres peuvent provoquer une importante réaction cutanée.

Traiter uniquement l’animal peut ne pas suffire : en cas d’infestation, il faut aussi s’occuper de son environnement.

Les tiques sont particulièrement actives au printemps et en automne

Les tiques apprécient généralement une certaine humidité et des températures modérées. Dans le nord de l’Europe, leur activité est souvent plus importante au printemps et à l’automne. Dans le sud de la France, la saison à risque peut être plus longue et moins nettement marquée. ESCCAP France

Une tique peut être rencontrée en forêt, dans les herbes hautes, dans les landes, mais également dans un jardin ou un parc urbain. Le risque augmente donc pour les chiens qui se promènent beaucoup et pour les chats qui sortent.

Quel est le niveau de risque de votre animal ?

Risque plutôt faible Chat vivant exclusivement à l’intérieur Aucun autre animal ne sort du logement Absence d’infestation récente dans le foyer

Le risque est plus faible, mais une surveillance régulière reste utile.

Risque modéré Chien fréquentant les jardins et les parcs Chat sortant occasionnellement Présence de plusieurs animaux dans le foyer Séjours ponctuels en camping, à la campagne ou en pension

Une protection adaptée aux périodes d’exposition peut être envisagée.

Risque élevé Promenades fréquentes en forêt ou dans les hautes herbes Chien de chasse ou animal vivant principalement dehors Voyages réguliers, notamment dans le sud de la France Antécédents répétés de puces ou de tiques

Une protection régulière, définie avec un vétérinaire ou un professionnel de santé animale, est généralement préférable.

Plus un animal sort, voyage ou rencontre d’autres animaux, plus sa protection doit être régulière.

Pipette, spray ou collier : comment choisir ?

Le bon format dépend de plusieurs éléments :

l’espèce : chien ou chat ; le poids et l’âge de l’animal ; les parasites visés ; la durée d’action annoncée dans la notice ; la fréquence des baignades ; la présence d’enfants ou d’autres animaux ; la facilité d’application.

Il ne faut pas appliquer les traitements plus souvent que prévu. À l’inverse, dépasser leur durée d’action peut créer une période sans protection.

Attention : n’utilisez jamais sur un chat un antiparasitaire destiné aux chiens. Certains produits canins, notamment ceux contenant de la perméthrine, sont extrêmement toxiques pour le chat et peuvent être mortels. Avant toute utilisation, vérifiez toujours l’espèce, le poids et l’âge indiqués sur l’emballage et la notice.

Un antiparasitaire pour chien ne doit jamais être appliqué à un chat.

Les bons réflexes après chaque promenade

Après une sortie dans une zone à risque :

Passez les mains sur le pelage. Vérifiez les oreilles, le cou, les aisselles, l’aine et les espaces entre les doigts. Retirez rapidement toute tique découverte avec un tire-tique adapté. Surveillez l’état général de l’animal dans les jours suivants. Consultez un vétérinaire en cas de fatigue inhabituelle, fièvre, perte d’appétit ou changement de comportement.

En résumé

Une protection toute l’année n’est pas indispensable pour chaque animal, mais elle peut être pertinente lorsque l’exposition est régulière. Le plus important est d’éviter une protection choisie uniquement en fonction de la saison.

Observez son mode de vie, identifiez les parasites présents dans votre région et choisissez toujours un produit correspondant à son espèce, à son âge et à son poids.

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